ILS VONT ET VONT
Comme ta vie, goutte à goutte,
Comme ton soleil, de jour en jour,
S'épuise le souffle de ta nation,
Sur le chemin lointain.
Des enfants arméniens exilés,
Le chemin n'a pas d'escale ;
Ayant oublié famille et pays,
Ils vont et vont…
Comment peux-tu t'unir
A cette volée dispersée, disséminée,
Comment peux-tu t'isoler
Vivre ainsi endeuillé… ?
A peine resté debout,
Tu observes ce convoi sans retour
Et les miettes de la prière
Tombent très bas de tes lèvres.
11 avril 1982 MOUSHEGH ISHKHAN
Traduction par Louise Kiffer(Sarian)
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